Je tiens à m'excuser des nombreuses fautes d'orthographe présentes. J'avoue que je n'ai pas vraiment pris le temps de me relire. Aujourd'hui c'est chose faite. Je viens de relire et retaper quelques petits chose sur cette première partie. j'ai donc décider de la re-poster maintenant. La suite va suivre juste après, je me dépêche. Je tiens à remercier d'avance les personnes qui vont prendre le temps de lire cette fic.
Merci et bonne lecture à vous.
J'ai toujours eu l’intime conviction que chaque décision, qu’elle soit importante où futile, aura toujours une incidence sur nos vies. Chaque décision compte, c'est pour cela qu'il faut savoir la prendre au bon moment.
Quand on fait ce métier on nous apprend à avoir du recul, à ne pas laisser nos émotions nous submerger, qu’elles ne prennent pas le dessus sur notre professionnalisme face à des situations de crises. Vu comme ça, cela pourrait paraître simple et plus particulièrement lorsqu'on a été un Marines. Par le passé c'est ce que j'aurais pensé, mais dorénavant ça n'est plus le cas.
Depuis le début de ma carrière, j'ai fait arrêter tout un tas de pourriture, des salauds de la pire espèce, des pédophiles, des violeurs, des meurtriers... J'en ai vu des affaires, toutes plus différentes les unes que les autres. Je l’avoue, il m'est arrivé de perdre mon sang-froid à plusieurs reprises. On est peut être flic, mais nous sommes avant tout des êtres humains.
Arrêter ce genre de criminels ça n’est pas facile tous les jours, les nerfs sont constamment mis à rude épreuve, on ne doit pas craquer car nous n’en avons pas le droit. Si on veut survivre dans ce métier il faut tenter de garder la tête hors de l’eau pour ne pas couler.
J’en ai mené des enquêtes, vu des affaires, mais ce dernier cas est si différent des autres, trop différent pour n’être qu’anodin. Pourquoi? Je ne sais pas. Je pourrais vous répondre que c’est tout simplement parce que j’y étais impliqué directement. Mais cet élément de réponse n’est pas réellement valable, car ça n’est pas la première fois que je suis impliqué personnellement dans une affaire. En revanche c’est bien la première fois que j’ai eu aussi peur.
Sans cette affaire je ne serais probablement pas là, assis devant mon bureau à remplir ce formulaire de mutation et à écrire une lettre d’adieu à mon équipière.
Je sais que désormais plus rien ne sera comme avant entre nous, d’ailleurs je l'ai tout de suite comprit lorsque nous avons découvert qu’Olivia s'était faite enlevée par cet enfoiré de gardien de prison dont le passe-temps favori était de violer ses détenues.
Lors d'une immersion à Sealview, ce salaud s’en est pris à Liv. Elle a beaucoup souffert moralement et a mis du temps avant de se confier à moi. Une fois qu’elle l’a fait, j’ai fait l’erreur de croire que cette histoire était derrière elle. Une fois encore je faisais fausse route.
Je ne serais vous décrire précisément tous les événements qui ont eu lieu dans cette affaire, néanmoins je me souviens encore de certains moments, des instants infimes, des instants… Je me souviens avec précision d’un moment en particulier, l’examen des empreintes découvertes dans l’appartement de Liv. Lorsque cet examen préliminaire a pris fin et que le nom du propriétaire des empreintes est apparu à l’écran, j’ai cru mourir. Jamais je ne me suis senti aussi impuissant face à une telle situation d'ailleurs jamais je n'aurais imaginé vivre une telle situation. Je ne savais pas ce que je devais faire à ce moment-là, mon esprit était encore sous le choc, j’étais désemparé et emplit de colère.
Dans ma tête, le temps était comme suspendu. Les secondes, les minutes, les heures s'enchainaient et cette infâme mélodie d'impuissance ne quittait plus mon esprit. Les premières vingt-quatre heures furent synonymes d’éternité. Le sommeil avait littéralement déserté mon esprit, je refusais de fermer l'œil ne serais-ce que cinq minutes, je refusais d'abandonner, je refusais de l'abandonner.
Son visage, son sourire et sa voix ne me quittaient pas.
Tout ce qui est arrivé par la suite s’est enchainaient tellement vite. A peine deux heures après l’identification d’Harris, j'ai envoyé l’un des principaux témoins de l'enquête à l'hôpital. Pourquoi? C'est exactement ce que le Capitaine m'a demandé. Et bien-sûr j’ai été incapable de fournir une quelconque réponse à mes agissements. Mon manque de retenue venait de jouer en ma défaveur, Cragen fut obligé à m'écarter de cette enquête. Les nerfs de mes coéquipiers étaient mis à rude épreuve,
les miens avaient lâchés bien avant ceux des autres. Une bataille, voilà ce que représentait cette enquête au moment où mes nerfs lâchaient. Une féroce bataille opposant mon cœur à ma raison. Tout était déjà joué depuis bien longtemps.
Mon aptitude à continuer cette enquête était désormais remise en cause par mon supérieur et même par mes coéquipiers John et Fin. Tout le monde se retrouvait d’accord et contre moi. J'étais désormais seul, tout comme l'était Olivia que je refusais d'abandonner aux griffes d' Harris. Ma décision était prise, je continuerai cette enquête seul, sans insigne, sans arme. C’était clair dans ma tête, il fallait absolument que je retrouve Olivia, à n'importe quel prix, même si je devais y laissé ma place au sein de l'Unité, même si je devais y laisser ma vie.
Mon récit est incertain au même titre que mes sentiments. Je me sens seul et je ne sais pas quoi faire. J’ai besoin de garder la tête hors de l’eau, j’ai besoin de tenir le coup.
24 puis 48 heures passèrent sans que rien ne change. Les heures et les jours s'empilaient tout comme mes heures de sommeil manquantes. Je ne dormais plus, ne mangeais que très peu, mes journée se résumées à la collecte de la moindre information pouvant me mener à Olivia. Mais rien, je n’avais rien, je n’avançais pas, le désespoir et la colère m'envahissaient tel un venin, un poison incontrôlable.